Gastronomie sahraouie : plats, thé et boissons

La cuisine sahraouie repose sur des produits adaptés au désert et à l'élevage, complétés par les ressources de la côte atlantique et par des apports marocains et mauritaniens. Les repas se prennent souvent en commun, autour d'un plat unique posé sur une natte.

Thé sahraoui et son rituel

Le thé vert à la menthe se prépare en trois services successifs, à partir de la même base de feuilles, avec un sucre croissant et une mousse obtenue en versant de haut. La préparation prend du temps et accompagne la conversation, chaque verre marquant une étape de la visite. Les Sahraouis associent couramment ces trois verres à la vie, à l'amour et à la mort.

Dromadaire et tichtar

La viande de dromadaire tient la première place dans les repas de fête, grillée, bouillie ou mijotée. Le tichtar désigne des lanières de viande séchées au soleil, qui se conservent plusieurs mois et se réhydratent dans un bouillon ou dans le couscous. Cette technique répondait aux contraintes du nomadisme et reste appréciée.

Couscous et pain de sable

Le couscous se sert avec de la viande et des légumes, dans des versions proches de celles du Maroc et de la Mauritanie. Le pain de sable se prépare en enfouissant une galette de semoule sous des braises et du sable chaud, puis en la brossant avant de la rompre.

Poisson de la côte atlantique

Les eaux au large de Laayoune, de Boujdour et de Dakhla comptent parmi les plus poissonneuses de la région, et les villes côtières consomment sardines, poulpes et poissons blancs grillés. Cette place du poisson dans l'alimentation quotidienne demeure récente, l'intérieur du territoire ayant longtemps vécu de l'élevage.

Lait de chamelle et dattes

Le lait de chamelle se boit frais ou légèrement fermenté et constituait un aliment de base des campements. Les dattes, venues des oasis du sud marocain et de Mauritanie, accompagnent le thé et le lait. Le beurre clarifié et le fromage séché complètent ces produits.

Influences marocaines et mauritaniennes

Dans les villes administrées par le Maroc, les tajines, les salades et les pâtisseries marocaines figurent couramment sur les tables. Les camps de Tindouf dépendent en grande partie de rations distribuées par les organisations humanitaires, ce qui limite la variété des repas quotidiens.