Secteurs d'activité au Sahara occidental
L'activité économique de la partie du territoire administrée par le Maroc se concentre sur un petit nombre de secteurs liés à la mer, au sous-sol ou à la commande publique. Laayoune et Dakhla en constituent les deux pôles, séparés par plus de 500 kilomètres de côte peu peuplée. La zone à l'est du mur, très faiblement habitée, ne connaît pas d'activité productive comparable.
Pêche et industrie de transformation
Les eaux du territoire comptent parmi les plus poissonneuses de l'Atlantique africain, avec la sardine, le poulpe, le maquereau et la courbine. Les ports de Laayoune et de Dakhla accueillent une flotte hauturière, une pêche côtière et de nombreuses barques artisanales. Les usines locales assurent la congélation, la mise en conserve et la production de farine et d'huile de poisson, avec une main d'oeuvre saisonnière nombreuse.
Phosphates de Bou Craa
La mine de Bou Craa, ouverte à l'époque espagnole, est exploitée par Phosboucraa, filiale du groupe marocain OCP. Le minerai rejoint la côte par un convoyeur à bande d'environ 100 kilomètres, présenté par l'entreprise comme le plus long du monde, avant d'être embarqué au port de Laayoune. Le Front Polisario conteste cette exploitation et plusieurs acheteurs internationaux s'en sont retirés au cours des dernières années.
Agriculture sous serre autour de Dakhla
Autour de Dakhla, des exploitations produisent sous serre des tomates, des melons et des petits fruits destinés pour partie à l'exportation. Un périmètre d'environ 1 090 hectares, irrigué à partir d'eau de mer dessalée, a été attribué par le ministère marocain de l'Agriculture, avec une priorité donnée aux cultures maraîchères. La ressource souterraine, limitée et fragile, explique le recours au dessalement.
Energies renouvelables et dessalement
Le vent régulier de la côte atlantique favorise l'éolien, tandis que l'ensoleillement permet des projets solaires. Le projet de dessalement de Dakhla, attribué en 2019 à un consortium formé par Engie et Nareva, associe une usine d'une capacité annoncée de 90 000 mètres cubes par jour à un parc éolien de 40 mégawatts. Plusieurs projets d'hydrogène vert ont été annoncés, sans calendrier ferme.
Tourisme et sports de glisse
La lagune de Dakhla accueille des camps de kitesurf et de planche à voile fréquentés par une clientèle européenne, ainsi que des hôtels et des maisons d'hôtes. L'activité reste concentrée sur quelques dizaines de kilomètres de littoral.
Bâtiment et grands travaux
La commande publique alimente un important secteur du bâtiment. Le chantier du port Dakhla Atlantique, lancé en 2021 à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville, représente un investissement annoncé de l'ordre de 12,6 milliards de dirhams. La presse marocaine indiquait en janvier 2026 un taux d'avancement attendu de 70 % dans l'année, pour un achèvement des travaux fin 2028.