Hymne sahraoui

La République arabe sahraouie démocratique s'est dotée d'un hymne, Ya Banil Sahara, dont le titre se traduit par O fils du Sahara. Dans la partie du territoire administrée par le Maroc, l'hymne chérifien est exécuté selon les mêmes règles que dans le reste du Royaume. Les deux pièces musicales ne coexistent pas dans les mêmes espaces et leur exécution renvoie à l'opposition des parties sur le statut du territoire.

Origine et adoption de Ya Banil Sahara

L'hymne a été adopté en 1976, l'année de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique. Il est chanté en arabe et accompagne depuis lors les cérémonies du Front Polisario. Les sources publiques ne concordent pas sur l'identité de l'auteur des paroles et du compositeur, et cette attribution reste difficile à vérifier de façon indépendante.

Contenu du texte

Le texte relève du registre des hymnes de libération nationale apparus dans le monde arabe au cours des années 1960 et 1970. Il appelle les habitants du Sahara à la lutte, évoque le refus de la domination étrangère et associe l'émancipation revendiquée à des objectifs d'unité et de démocratie à l'échelle arabe. Des versions en espagnol et en français circulent dans les milieux de soutien, mais seule la version arabe fait référence.

Musique et interprétation

La composition adopte une forme de marche, avec cuivres et percussions, conforme aux usages des hymnes officiels de la période. Elle est jouée par des formations du Front Polisario lors des défilés et reprise en choeur dans les écoles des camps de Tindouf. Des enregistrements en sont diffusés par les médias liés au mouvement.

Hymne en usage dans la partie administrée par le Maroc

L'hymne chérifien, dont la musique remonte au début du vingtième siècle et dont les paroles arabes ont été fixées en 1970, retentit dans les établissements scolaires, lors des cérémonies officielles et des manifestations sportives à Laayoune, Dakhla, Smara et Boujdour. Son usage suit la réglementation marocaine applicable aux symboles nationaux.

Contextes d'exécution

L'hymne sahraoui accompagne les commémorations du 27 février dans les camps, les congrès du Front Polisario et les réunions où siège la République arabe sahraouie démocratique, notamment à l'Union africaine. Il ne peut être exécuté publiquement dans la partie du territoire administrée par le Maroc. Les fédérations sportives internationales n'admettant pas d'équipe représentant le territoire, aucun des deux hymnes n'y est joué au titre du Sahara occidental.