Principales attractions touristiques
Les sites qui attirent les visiteurs se répartissent entre la baie de Dakhla, la côte atlantique et les villes de Laayoune et Dakhla. L'ensemble se situe dans la partie du territoire administrée par le Maroc, la zone à l'est du mur de sable n'étant pas accessible aux voyageurs.
Baie de Dakhla et lagune
La presqu'île de Dakhla s'avance sur une quarantaine de kilomètres et sépare l'océan d'une lagune peu profonde aux eaux calmes. Ce plan d'eau, reconnu site Ramsar depuis 2005, offre des paysages de bancs de sable découverts à marée basse et constitue le principal atout touristique de la région.
Kitesurf et planche à voile
Les vents réguliers de secteur nord, la faible profondeur de la lagune et la douceur de l'eau ont fait de Dakhla une destination reconnue du kitesurf, de la planche à voile et du wingfoil. Des écoles y accueillent débutants et pratiquants confirmés, et des étapes de circuits internationaux s'y déroulent certaines années. La saison la plus ventée court du printemps à la fin de l'été.
Dune blanche et sources d'Asmaa
La dune blanche, formation sableuse plongeant dans la lagune au nord de la ville, figure parmi les excursions les plus fréquentées. Les sources chaudes d'Asmaa, situées à quelques dizaines de kilomètres, alimentent des bassins aménagés utilisés par les habitants comme par les visiteurs.
Côte atlantique et plages
Entre Tarfaya, Laayoune, Boujdour et Dakhla, le littoral alterne falaises, plages désertes et villages de pêcheurs. La baignade y reste tributaire d'une eau fraîche et de courants soutenus, ce qui limite l'usage balnéaire au profit de la promenade et de la pêche.
Laayoune et héritage espagnol
Laayoune conserve des quartiers construits pendant la période espagnole, avec des logements bas, des places ombragées et des bâtiments administratifs caractéristiques. La pro-cathédrale Saint-François-d'Assise, édifice catholique toujours en activité, témoigne de cette histoire. La place du Mechouar et les avenues récentes illustrent pour leur part l'urbanisme marocain des dernières décennies.
Désert et bivouacs
Les excursions en quatre roues motrices conduisent vers les étendues de reg et de sable de l'arrière-pays, avec des nuitées sous tente. Les avis aux voyageurs français et belge rappellent la présence de zones minées et la nécessité d'un accord préalable des autorités pour quitter les axes goudronnés.
Oiseaux et parc national de Dakhla
La baie constitue une escale majeure pour les oiseaux migrateurs, notamment les flamants, les spatules et de nombreux limicoles. Un parc national de plus de 14 000 kilomètres carrés, engagé par les autorités marocaines à partir de 2014, englobe la baie et une large bande côtière abritant gazelles et faune saharienne.
Marchés et vie urbaine
Les souks de Laayoune et de Dakhla réunissent produits de la mer, épices, thé, dattes, tissus et artisanat sahraoui. Les cafés, les terrains de sport improvisés et les tentes dressées lors des fêtes offrent un aperçu direct de la vie locale, souvent plus parlant que les sites eux-mêmes.