Formalités d'entrée au Sahara occidental

Les visiteurs qui se rendent dans la partie du territoire administrée par le Maroc entrent en pratique par le Maroc et relèvent des formalités marocaines. Le statut international du Sahara occidental n'ouvre aucune procédure d'entrée distincte, aucune administration séparée n'y délivrant de titre de séjour ou de visa.

Entrée par le Maroc

Les contrôles s'effectuent à l'arrivée dans un aéroport ou un port marocain, ou lors du passage terrestre depuis la Mauritanie à Guerguerat. Les mêmes règles s'appliquent ensuite dans tout le territoire administré par le Maroc, sans démarche supplémentaire pour circuler entre Laayoune, Boujdour, Smara et Dakhla.

Dispense de visa

Les ressortissants français, belges, suisses et canadiens sont dispensés de visa pour un séjour touristique n'excédant pas 90 jours. Le passeport doit rester valide pendant toute la durée du séjour et les autorités marocaines demandent parfois une preuve d'hébergement ou de moyens financiers. Les règles peuvent évoluer, ce qui justifie une vérification auprès des services consulaires avant le départ.

Contrôles de police et enregistrement

Les postes de contrôle sont fréquents sur la route côtière et aux entrées de ville. Les étrangers y déclinent leur identité, leur nationalité, leur profession, leur point de départ et leur destination, renseignements le plus souvent consignés sur une fiche. Cette procédure est habituelle et concerne l'ensemble des voyageurs étrangers circulant dans le territoire.

Restrictions pour les journalistes et les observateurs

L'exercice d'une activité journalistique nécessite une accréditation délivrée par les autorités marocaines. Human Rights Watch relevait en mars 2026 que les autorités entravent l'action des groupes défendant l'autodétermination et limitent la liberté de circulation de militants. Plusieurs journalistes et observateurs étrangers ont rapporté avoir été refoulés ou reconduits, situation dont les autorités marocaines contestent la présentation.

Assurance et véhicule

Une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement reste vivement recommandée, les évacuations sanitaires vers Agadir ou Casablanca étant coûteuses. Les conducteurs de véhicules personnels vérifient que leur carte verte mentionne le Maroc, et souscrivent une assurance locale à défaut.

Cartes et mentions administratives

Les documents officiels marocains ne distinguent pas le territoire du reste du royaume, alors que les Nations unies le traitent comme un territoire non autonome distinct. Certaines cartes, applications ou billets emploient des dénominations différentes selon leur origine, ce qui peut prêter à confusion sans conséquence pratique pour le voyageur.

Avis aux voyageurs

Dans sa mise à jour du 7 août 2026, le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères déconseille formellement les déplacements le long de la frontière mauritanienne et recommande de ne pas quitter la route côtière goudronnée sans accord de la gendarmerie royale. L'avis belge, mis à jour le 13 avril 2026, mentionne des zones minées et une forte présence des forces de sécurité.