Santé et sécurité au Sahara occidental

L'offre de soins de la partie du territoire administrée par le Maroc s'est étoffée, mais elle reste concentrée sur Laayoune et Dakhla et beaucoup moins dense que dans le nord du royaume. Les distances, le climat et les restes explosifs de guerre constituent les principaux facteurs de risque pour les voyageurs.

Hôpitaux de Laayoune et de Dakhla

Laayoune dispose d'un centre hospitalier régional et voit s'achever la construction d'un centre hospitalier universitaire de 500 lits, doté d'un budget annoncé de 1,2 milliard de dirhams et destiné à desservir l'ensemble des régions du sud. Dakhla possède un hôpital régional et des structures de proximité. Les spécialités les plus pointues restent absentes du territoire.

Cliniques privées et pharmacies

Des cliniques privées et des cabinets de médecine générale et dentaire exercent dans les deux villes. Les pharmacies sont nombreuses en zone urbaine et assurent des gardes, mais certains traitements spécifiques ne sont pas disponibles, ce qui conduit les voyageurs à emporter leurs médicaments habituels en quantité suffisante.

Evacuation sanitaire

Les cas graves sont orientés vers Agadir ou Casablanca, par vol régulier ou par évacuation médicalisée. Le coût de ces transferts justifie la souscription d'une assurance de voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement.

Eau, chaleur et risques du désert

L'eau du réseau provient en partie du dessalement et sa qualité varie selon les localités, l'eau embouteillée restant la plus utilisée par les visiteurs. Les températures élevées, l'intensité du rayonnement solaire et les vents de sable exposent à la déshydratation et aux affections oculaires. Les sorties hors des axes goudronnés demandent un véhicule adapté, de l'eau en réserve et un moyen de communication fiable.

Restes explosifs de guerre

Le mur de sable et ses abords restent contaminés par des mines et des munitions non explosées. Selon le rapport du Secrétaire général des Nations unies d'octobre 2024, 23 des 62 champs de mines connus et 40 des 539 zones polluées par des sous-munitions n'avaient pas encore été traités à l'est du mur au 31 août 2024. Des accidents touchant civils et bergers sont signalés chaque année.

Sécurité routière

Les accidents impliquant des poids lourds, des animaux errants et des véhicules mal éclairés constituent le risque le plus courant. La conduite de nuit est déconseillée sur l'ensemble de l'axe côtier.

Avis aux voyageurs

Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, dans sa mise à jour du 7 août 2026, déconseille formellement les déplacements le long de la frontière mauritanienne et appelle à rester sur la route côtière goudronnée sauf accord de la gendarmerie royale. L'avis belge, mis à jour le 13 avril 2026, signale les zones minées et la présence marquée des forces de sécurité.